Comme son nom l’indique, la technologie NFC (pour Near Field Communication, communication en champ proche) ne fonctionne qu’à une faible distance, inférieure à 10 centimètres. Contrairement à la RFID (Radio Frequency Identification, identification par radiofréquence) dont elle découle directement et qui permet, elle, d’interagir avec des systèmes sécurisés à plusieurs mètres de distance. Néanmoins, le principe reste le même : un lecteur (reader) communique par radio, sur la longueur d’ondes de 13,56 MHz, avec la puce (tag) contenue dans une carte bancaire via une minuscule antenne.

Les cartes de paiement ne sont d’ailleurs pas les seules à bénéficier des puces NFC : on les retrouve aussi dans les titres de transport, à l’image du pass Navigo de la RATP, ainsi que dans les cartes d’accès, les clés de voiture, les passeports et les nouveaux permis de conduire, sans oublier les tablettes et les téléphones portables. Dans ce dernier cas, l’appareil multimédia peut être utilisé autant de manière passive, comme s’il était une puce, que comme lecteur, dès lors qu’il est équipé d’une option « émulation de carte NFC » : avec un iPhone 6 ou un Nexus Android, il est ainsi possible de lire un tag NFC caché dans une étiquette, sous le tableau d’un musée, pour accéder à des informations supplémentaires sur l’œuvre ou l’artiste. Et même d’échanger des informations avec un autre téléphone équipé de la technologie NFC, par exemple pour virer de l’argent à un ami… Sans sortir son portefeuille.